samedi 7 novembre 2009

Rencontre...Steve Cleveland


Mail : ... Je serai dès demain au Guilvinec avec Steve pour la présentation de son film, seras-tu là ?...

Je regarde paisiblement le message que Lorene vient de m'envoyer, en me disant, certes j'ai pas mal de trucs à gérer mais je verrai pas tout le temps Lorene et qui plus est encore moins Steve Cleveland réalisateur du nom moins célèbre : "Another State of Mind"... Malgré tout, même si je prends la route alors que la projection est le soir, je ne pourrais pas rester du fait d'un boulot en cours...

Lendemain matin 7h : Rien ne vaut un bon vieux café que ma chère et tendre m'a préparé. J'émerge comme tout un chacun. Quelques goulées bien chaudes me suffisent pour arrêter l'heure de mon départ 11h, le temps de boucler un travail de création en cours.

11 h : Comme prévu le départ, je suis toujours accablé de voir que ce foutu prix de l'essence n'a toujours pas baissé (y'en a qui s'enrichissent financièrement parlant). Je décolle malgré tout décontracté en me disant que j'allais passer un bon moment.
C'est parti pour 2 bonnes heures de route avec un peu de musique dans les oreilles histoire de pas me parler tout seul au volant.

Je prends mon temps et me colle tous les camions qui prennent cette petite route qui soi-disant coupe les Monts d'Arrée, ça fait rien, je prends mon temps. Je pense à cette vague dont m'a parlé Eric... Ouais faudra que j'aille poser mon aileron dessus...
13h : j'ai pris du retard et j'envoie un message à Lorene, dans une demi heure je suis à bon port...
13h30 : je suis sur le port du Guilvinec, il fait un temps de chien. je détache mes cheveux histoire de ne pas avoir le visage dégoulinant. Rien ne vaut un bon vieux café au Gaudin... Je rentre laissant un autre message vocal. La cheminée crépite et j'y trouve un certain réconfort. Il y a juste un fille connectée sur le net et le barman qui lit son journal assis au coin du bar.
14 h j'allais sortir lorsque : coup de fil. On se retrouve non loin de la pharmacie et de la poste...
A peine le temps de retourner prendre un truc dans mon carrosse que je vois un visage souriant que j'ai plaisir à retrouver.
14h30 Retour au café, un peu de caféine pour se réchauffer. On discute de tout, on prend des nouvelles, on parle d'art, de ce qu'il a pu se passer dans l'année. On constate que y'a pas franchement de créativité pure en ce moment mais beaucoup de copie de styles...
Lorene m'invite dans un petit pied à terre qu'on leur prête non loin de là... Le temps de prendre quelques travaux histoire d'en discuter avec Lorene, je me retrouve en face D'un grand blond massif qui a plus des allures de nounours. "Je te présente Steve". Je baragouine quelques mots dans un anglais à coucher dehors, mais à priori j'ai bien géré, je suis resté courtois comme il le fallait... On parle de chose et d'autres toujours d'un peu d'art, je sors mes boulots dont l'un de mes ukuleles peint à la main. Steve est un type d'un douceur dingue, y'a pas un mot plus haut que l'autre, une humilité folle. Je montre à Lorene que le uku sonne parfaitement et je le passe à Steve qui me dit en avoir déjà joué mais que depuis qu'il s'est cassé la main c'est plus difficile. De là naît un moment que certains connaissent. La musique lie les personnes peu importe la langue, ce sont les notes qui donnent le ton. Petits délires autour d'un morceau Blues : y'a du bien-être et pleins de sourires dans cette histoire. Un petit moment vrai comme on les aime.
Je m'éclipse avec Steve dehors le temps de prendre une dose nicotinique. On parle pas de boulots mais plutôt de feeling, de rencontres, de pays et de régions diverses et variées. On tombe d'accord sur le fait que rien ne vaut un endroit sauvage même si il y fait plus froid qu'ailleurs. "Si je devais m'installer en France, c'est sure, je viens ici, c'est sauvage et les gens qui surfent ont l'air de savoir pourquoi ils vont à l'eau. On parle aussi de ces bottillons qui nous pourrissent un peu la vie quand on veut faire un joli hang five alors que l'eau n'est qu'à 8°... Bref on se marre un peu.
L'heure est à décoller pour faire la balance de la projection, je les accompagne sachant que je n'est plus qu'une heure.
Sur place, j'aide un peu Lorene à placer les cadres de l'expo, et je vais avec Steve afin de l'aider à traduire ce qu'il souhaite, toujours avec mon anglais approximatif. Je découvre ainsi “Fresh fruit for rotten vegetables”. De là Steve me parle des séquences qu'il a tourné et se rappelle surtout d'un passage sur des vagues de CJ Neslon m'expliquant que c'était certainement un de ses plus beaux souvenirs. "Les vagues n'étaient pas grosses, mais on a eu un plaisir dingue à les tourner."
17h : il est temps pour moi de partir (foutu boulot)... Je fais une grosse bise à Lorene en la remerciant pour ce délicieux moment. Je laisse une toile à Steve en lui faisant une grosse accolade en lui disant : ici il fait tellement froid qu'on se réchauffe comme on peut !"

Steve me raccompagne me parle un peu des endroits où l'on peut surfer ici . C'est évident on se reverra ici ou en Calif...Je reprends la route.

De ce que j'ai su la soirée de projection s'est bien passée, ce n'était pas plein, mais pas mal de gens avaient bougé, dans une ambiance très bon enfant...

1 commentaire:

  1. Great thanks Ronan for this report from another age... ça reste pourtant très frais ;)
    JP

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Merci pour votre commentaire et bons rides à vous !